Partir pour apprivoiser l'âme du monde.Pour les trouver tous ces regards qui donnent leur éclat aux étoiles. Partir pour fouler en un seul pas toute l'immensité de notre Terre...Nous serons enfin la goutte dans l'Océan, le grain de sable dans le désert, la minuscule particule de rosée dans la profondeur de cette vaste Forêt. Et le plus magique dans tout cela...c'est que nous le serons, ensemble !

lundi 3 janvier 2011

Le début : avant le départ, Belgique/Luxembourg, Autriche, Hongrie, Roumanie, Bulgarie

Le début - Liens vers les photos : avant le départ, Belgique/Luxembourg, Autriche, Hongrie, Roumanie, Bulgarie
Bonjour à tous!

Nous avons enfin un peu de temps pour commencer à donner de nos nouvelles...et poster quelques photos de notre périple jusque maintenant.Toutes les photos sont visibles dans le blog, mais pour une lecture plus chouette du texte, on en insérera au fur et à mesure dés qu'elles pourront illustrer nos propos.
Notre récit sera bref d'une part, pour ne pas ennuyer les "non-littéraires" et d'autre part, pour permettre à ceux qui le sont de se passionner à lecture de mon livre lorsque ce voyage arrivera à son terme ;-)...Cela demande aussi une certaine distance que de pouvoir se projetter à posteriori dans le mois écoulé depuis le début de cette aventure.
Essayons...Le 11/12, après les dernières réparations et vérifications effectuées avec l'aide de Bart, nous voilà partis de Sart-Risbart vers 14 heures. Bart, Eva et Igor furent les derniers que nous vîmes nous assener leur au-revoir de la main. Je me suis dés lors endormie pour une heure. Mais lorsque je me réveillai nous étions presque en panne d'essence. Pas moyen de trouver une pompe dans ces Ardennes ! Ah ça promet!...Hummmm, nous avons finalement trouvé une pompe mais pas seulement...nous avons trouvé un problème aussi...! Heureusement que Vinh vérifie : la camionnette perd du liquide de refroidissement à vive allure ! Hummm...avaient-ils raison ceux qui avaient prédit qu"on tomberait en panne pendant les 200 premiers kilomètres ? Ce n'est rien...Moi je crois que ce sont des tests...Allez ce n'est que le début. Nous persévérerons !
Au Luxembourg, Vinh prend de l'essence. Le soir est tombé...notre première soirée.
Au moment de redémarrer, ça ne démarre pas ! Le camion est bloqué à la pompe : batteries complètement déchargées, personne pour nous aider (il faudrait un camion aussi...). Finalement, un camionneur hongrois nous file un coup de main salutaire.
Bon,ne nous attardons pas sur ce début un peu épique. Nous avons été recompensés... et c'est cela surtout que nous voulons partager avec vous, aussi brièvement soit-il.
Même si la neige a jeté un froid sur le confort - déjà minime - de ce voyage, comment regretter le premier verre dans le bar viennois alors que la nuit tombée, nous fuyions le manteau froid piquant de sa ville ?
Nous nous attarderons pas à vous expliquer et décrire rue et monument, les photos et quelques recherches faites selon vos préférences en parleront mieux que nous. Nous déposerons juste quelques impressions, autant d'empreintes sur la neige comme des sentiments.
A Vienne, malheureusement, nous ne nous sommes pas attardés surtout à cause du froid ( -4° dans la voiture pendant la nuit et Gisela essayant de lutter contre une grippe, cela était plus prudent).



Néanmoins, cela devenait urgent de résoudre les problèmes de la voiture évoqués précédemment, ce que nous avons fait.
Nous n'avons pas manqué cependant d'admirer la noblesse de la ville toute élancée vers le ciel en clarté et rafinnement. Très vite, nous avons rejoint la Hongrie à commencer par Budapest. Nous avons visité la coline de Buda enchantée par la neige. Son Palais Royal et tout ce que vous verrez sur les photos. Budapest en hiver est colorée d'une poésie sereine et romantique que moi, en tout cas, m'a charmée.



Après Budapest, on s'est dirigés vers Holloko en suivant des routes complètement blanches, des branches d'arbres complètement dénudées pliant sous le poids de la neige tendues vers la route. Holloko est certainement un village de Nöel. Si le Père Nöel devait déménager ce serait, sans aucun doute, Hollöko qu'il choisirait. Quelle magie de voir les flocons de neige tomber en acquérant l'éclat multicolore de mmilliers de cristaux !Le village est quasi désert...Les cheminées fument, seul un chat téméraire du froid noous suit en sautillant sur la neige...





Plus tard et le jour suivant, Eger et son marché magyar et SURTOUT son bain turc à 38° que l'on se remémorera ce mois durant, pendant lequel seuls quelques centimètres de peau auront connu le plaisir d'un peu d'eau chaude...

En Roumanie, la route des Maramures nous a surpris avec son manteau blanc, mais aussi avec ses petites, carrées, maisons en bois, parfois décorées avec de très petites mosaïques, souvent très joliment travaillées et parfois, devant une d’entre elles, un arbre ployait sous le poids de dizaines de petits seaux de toutes les couleurs vives connues. Nous avons appris plus tard, que cela signifiait que la demoiselle habitant la maison était un cœur à prendre !



Il nous a été donné de croiser également des bœufs tirant des charrues remplies d’herbe ou de paille…
Les femmes portent très souvent des foulards très fleuris et très colorés. Si celui-ci est foncé, cela veut dire que la femme est d’âge mûr et l’inverse s’il est clair.
Des crucifix joyeux sont plantés ci et là au bord des routes, mais ne sont que l’avant-goût d’un lieu très particulier qu’est le Cimetière Joyeux de Sapanta. Une façon singulière, à la fois esthétique et humoristique de concevoir la Mort. Dommage que nous ne comprenions pas le roumain car sur les crucifix de chaque défunt est racontée une petite histoire drôle le concernant !



Lorsque nous essayions de rejoindre Sighisoara (je dis essayions car les routes roumaines sont atroces…Pour ceux qui connaissent mes pratiques de méditation, ils peuvent s’imaginer ma tête cognant le plafond à quelques reprises lorsque j’essayai de pratiquer alors que Vinh conduisait…), et déjà lorsque le soir tombait et que nous étions à la pompe à essence pensant de plus en plus remettre cet objectif au lendemain, un couple de jeunes acheva de nous convaincre.
Nous avons rencontré Bunia – du monde entier -(alias Fax pour plus de facilité) et Paula sur cette pompe à essence, ils essayaient de « gratter » un peu d’essence afin de rejoindre la ville de Cluj Napoca. Finalement, ils nous ont invités à les y rejoindre plus tard dans la soirée. Nous avons passé une excellente soirée dans un bar roumain assez original « Insomnia » en compagnie de ces deux personnes très intéressantes, charmantes et très singulières. Si jamais ils lisent ces mots, nous voudrions qu’ils sachent qu’ils furent une très belle première rencontre. Fax nous a proposé de nous prêter sa chambre pour la nuit ce que nous acceptâmes volontiers. Le lendemain, nous nous sommes donnés rendez-vous et sous les conseils d’experte de Paula, nous avons goûté des spécialités roumaines : Varza à la Cluj et Sarmale cui cuiperci, des spécialités à base de choux, heuuh…de choux et de choux et de riz et un peu de viande :-) ainsi que deux desserts, l’un à base de pâtes (et oui) avec du sucre et l’autre était une sorte de pâte délicieuse genre flan avec des raisins secs…hummm!



Et puis, Sighisoara avec son village médiéval, son cimetière en haut de la colline, la maison dans laquelle vécut, paraît-il, Vlad Stepes (le papa de Vlad Dracul, le monsieur ayant inspiré le personnage de Dracula !), la pleine lune et son éclat sur les tuiles des vieilles maisons enchantées… Des terrasses dont les tables et les chaises étaient couvertes d’une nappe blanche de neige faisant quelques dix centimètres environ…





En parlant de Vlad Dracul, nous avons visité le château de Bran qu’on lui attribue volontiers alors qu’en fait il n’y a séjourné qu’une ou deux fois… D’ailleurs, il n’était pas si impressionnant, le château ; nous étions un peu déçus. À propos de décéption : Vlad Dracul n’était pas un buveur de sang, au sens d’un vampire… Bram Stocker s’en est inspiré pour son personnage de Dracula car Vlad Dracul - alias l’Empaleur,... vous avez tout compris - était un personnage sanguinaire qui a protégé le territoire contre l’invasion ottomane et, par ailleurs, la Transylvanie était une grande source d'inspiration car un espace riche en légendes «vampiresques ».





Le soir de Nöel, nous avons traversé la frontière roumaine et sommes entrés en pays bulgare. Le passage de la frontière fût épique et pas vraiment ce que j’attendais pour un réveillon de Nöel… Entre la Roumanie et la Bulgarie, et qui relie les deux de manière symbolique, il y a le Pont de l’Amitié suspendu au dessus du fleuve. Nous nous sommes trouvés sur ce pont, coincés dans une file de poids lourds. Cette file faisait des kilomètres (au moins 2 !!) et ça ne bougeait pas.



Mes angoisses claustrophobes commençaient à pointer le bout de leur nez quand tous ces camions décidèrent de se mettre à la musique… autrement dit, de klaxonner ! C’était tonitruant, cacaphonique, tout ce que vous voulez, tous les adjectifs faisant référence à un désastre auditif. Heureusement, un monsieur est venu nous dire que nous n’étions pas obligés de rester dans cette file car nous n’étions pas un camion ( ?) et que nous pouvions foncer jusqu’à la douane. Foncer ? Le mot est juste. Parce qu’en fait, c’était un pont avec deux bandes en sens inverse et que pour dépasser la file, nous devions rouler sur l’autre bande… d’où pouvaient surgir des véhicules en sens inverse ! Il a fait des gestes qui signifiaient : vous regardez et vous foncez, foncez, foncez ! Ce que nous avons fait en priant Dieu (pour ma part en tout cas). Nous avons dû nous rabattre une fois sur la file des camions, heureusement il y avait une petite place n’est-ce pas… La douane bulgare ne nous a pas réconfortés. Durs et froids. Mais, vous allez voir, nous avons vite été récompensés.

Comment résumer notre séjour en Bulgarie autrement qu’en évoquant ses monastères suspendus dans les falaises, avec les minuscules escaliers taillés dans la roche qu’il faut franchir pour y accéder, et la gentillesse débordante des bulgares ?
À Ivanovo, petit village, la nuit nous nous sommes garés devant une maison car c’était la seule de laquelle nous parvenait un petit peu de réseau pour une escapade nécessaire sur Internet. Le lendemain matin, la famille venait toquer au camion et nous invita à prendre le petit-déjeuner chez eux. C’était une grande famille qui s’était réunie pour les festivités de Nöel. Ce jour là (le 26 décembre), la coutume était de tuer et de préparer un cochon pour toute la famille venue pour l’occasion. Nous sommes restés dans la maison avec les filles et la grand-mère (5 filles) tandis qu’au moins 7 garçons s’acharnaient à l’extérieur sur un cochon. Avec la plupart des filles nous avons parlé espagnol car en fait, il s’agit d’une famille tzigane qui voyage encore parfois. J’ai même parlé en portugais avec une des filles car son petit ami est portugais et elle adore aller au Portugal ! Une des femmes a même déjà vécu à Anvers… elle y a eu une petite fille… à Wilrijk… dans l’hôpital où naquît Vinh… !





Après avoir échangé les contacts, mordillé dans un morceau de peau de cochon encore crue qui me fut gentiment proposée par la délicieuse grand-mère et avoir offert la camionnette à la bénédiction de cette dernière, nous prîmes la route, légers, légers de contentement.
Cette journée là, on peut le dire, a été un très beau cadeau de Noel par les rencontres dont elle a fleuri notre chemin. En pénurie d’eau (nous avons un réservoir de 80 litres dont l’eau nous sert à cuisiner, laver, nous laver, etc.), nous essayions tant bien que mal d’en trouver sur la route. À une pompe à essence nous demandâmes à la dame si elle avait un robinet et un tuyau qui nous permettrait de remplir notre réservoir. Elle nous a amenés aux toilettes et nous a donné… un arrosoir. Vinh essayait de lui faire comprendre que de cette manière, on serait encore là le jour suivant et elle était vraiment soucieuse de nous aider alors, elle a appelé son fils. Celui-ci est venu et nous a demandé de le suivre chez lui. Là, il nous a rempli le réservoir et nous a offert une énoooorme part de gâteau.



Plus tard, sur la route, alors que nous demandions notre chemin, une vieille dame traverse la route en courant avant qu’on ne démarre pour nous offrir des chocolats en nous souhaitant de bonnes fêtes !!
La fin de la Bulgarie fut marquée par la visite de deux très beaux sites.
Le premier : l’église de la Résurrection à Veliko Tarnovo (elle porte bien son nom car quand on y arrive on est presque mort !!), dans la cité des tsars bulgares, église complètement couverte de fresques contemporaines et pleine d’une âme très puissante.



Le second : le monastère de la Transfiguration dont les photos exprimeront mieux que les mots le raffinement de l’Art religieux à son apogée… Pleine de symboles, d’histoires bibliques connues mais aussi de représentations mystérieuses, elle donne envie d’y rester longtemps, enfermé dans ses dorures et ses livres poussiéreux.





Notre séjour en Bulgarie se termina bien évidemment avec le franchissement de sa frontière avec la Turquie. Pas très joyeux. Quatre contrôles à des endroits différents, personnel douanier arrogant et désagréable ; bref pas très accueillant. Mais le 28 décembre, on foule Istanbul… et les portes de l’Orient s’ouvrent à nous…, cette histoire là ne vous sera pas racontée aujourd’hui…patience…l’avez-vous oublié… ? Il y en a 1001, des nuits pleines d’histoires…

7 commentaires:

Anonyme a dit…

Je suis soulagée de vous savoir en bonne forme et déjà loin dans le voyage. C'est que le camion tient le coup et c'est bon signe. Pas de bébé à l'horizon et on va devoir envisager dans quelques temps se séparer de Tacha. Au mieux le printemps. Son état se dégrade ans qu'elle souffre mais elle ne se déplace maintenant presque plus et mange moins. La nouvelle année 2011 je ne dirais pas qu'elle ne n'annonce pas bien car pour Tacha c'est une suite logique, mais elle sera synonyme de changements.Allez, rester prudent, profitez bien, et que Papa veille sur vous deux. Bisous. Kim Lan

Anonyme a dit…

Je suis soulagée de vous savoir en bonne forme et déjà loin dans le voyage. C'est que le camion tient le coup et c'est bon signe. Pas de bébé à l'horizon et on va devoir envisager dans quelques temps se séparer de Tacha. Au mieux le printemps. Son état se dégrade ans qu'elle souffre mais elle ne se déplace maintenant presque plus et mange moins. La nouvelle année 2011 je ne dirais pas qu'elle ne n'annonce pas bien car pour Tacha c'est une suite logique, mais elle sera synonyme de changements.Allez, rester prudent, profitez bien, et que Papa veille sur vous deux. Bisous. Kim Lan

Anonyme a dit…

Salut les globetrotteurs!
Je viens de prendre un moment pour tout lire et regarder toutes vos photos! Je trouve que tout est magnifique et que vous avez l'air heureux :-) Les rencontres que vous avez faites m'émeuvent. Simplicité, générosité gratuite et ouverture. J'ai les jambes qui me démangent de prendre les routes aussi! Gisela, j'avais envie de t'informer que je m'étais mise à faire de la méditation aussi :-)J'ai compris à quel point c'était essentiel!

Je vous embrasse très fort.

Bonnes routes...

Line

charlotte a dit…

Je continue de penser, et vous en êtes la preuve, que la persévérence est une des plus belles vertu humaines... Et quand on pense que ce n'est qu'un début..

Déjà que de magie, symboles et beauté..
Avec assurance beaucoup de signes qui vont ont guidés, ceux que vous partagez et ceux que vous avez du suivre au quotidien et qui vont font avancer, ensemble, complémentaires d'une foi infinie et d'une andurance, persévérance à toute épreuve.

Je suis très heureuse et merci de partager ces bribes significatives de voyages, de poésie et d'amour.. Un meilleur encore est à venir, je le sens très fort ;-)

Pleins de bisous et de présence (pas si lointaine) pour vous accompagner..

Charlotte et
Fabrizio qui vous envoie un "saluto di buon tutto", une bonne année, un bon début et bonne fin de tout, espérant que vous profitez de toute la beauté du monde :-)

Anonyme a dit…

allo fille et gendre!

On est émerveillés et soulagés...émerveillés par la l'aura de bon augure qui se dégage de vos rencontres et soulagés de vous voir avec de si bonne mine, si rayonnants même, malgré les difficultés liées aux climats!Entre autres...

Et je termine ce premier commentaire, avec un de mes petits poèmes qui pour moi à quelque chose à voir avec votre aventure...car n'est-elle pas aussi une envolée poétique?

LA POESIE …

Il en est
de paroles qui brûlent,
qui jaillissent des tripes
comme la lave d’un volcan.

Il en est
de chutes d’ascensions,
de vertiges et de rédemptions.

Il en est d’ailes en flammes
qui ne brûlent jamais tout-à-fait.

Il en est
Ooh dieux !
De se sentir vivant et
incandescent et
toujours prêt à décoller

Il en est... de (la) poésie… !

Oh dieux !

Josè & Sou

Farhang a dit…

Chers vous!!!

Quel plaisir de vous suivre à travers les mots et les sentiers, les photos et les épreuves... Les rencontres et les surprises également. Je suis heureux d'apprendre que vous vous portez à merveille et que la magie est au rendez-vous.

Je vous souhaite une excellente année 2011. Je vous souhaite le meilleur tout simplement. Et j'attends la suite...

Des pensées et des bisouxxx

Farhang

laila a dit…

Quel plaisir de vous lire et de savoir que votre voyage est aussi riche en émotions et en découvertes que vous l'espériez. Nous sommes également heureux de savoir que vous allez bien, il nous arrive de penser parfois à vous, à nous demander dans quel coin du monde vous êtes et surtout à espérer que le camion tienne le coup!! Les photos sont superbes, les commentaires émouvants, enrichissants, parfois drôles! Mais dans tout votre récit, nous vous envions d'exhaucer le rêve de millions de personnes, partir à la découverte du monde, découvrir les richesses de ces pays inconnus, vivre des moments inoubliables à deux...
Nous vous souhaitons de continuer cette belle aventure dans les meilleures conditions, nous pensons à vous et surtout continuer à nous faire partager ce rêve à travers vos photos et vos récits...
Soyez prudents et profitez de chaque instant.
Said et Laila.

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